jeudi 29 septembre 2016

Bilan de rentrée (avant que septembre s'achève)

L'année 2016 n'aura pas été de tout repos. Ni au sens figuré, ni au sens propre. Des hauts et des bas qui font que, même si j'ai travaillé, je n'ai rien fit figurer sur ce blog. Alors je me rattrape en ces temps de rentrée...
- Ma nouvelle "Jaouen est un con" sera publiée sous peu dans un recueil collectif chez Stéphane Batigne éditeur : Longères, bombardes et ressacs, sous-titré "Quinze histoires morbihannaises". (J'en reparlerai dans quelques semaines.)
- Bindweed Magazine a retenu au début de l'été six de mes poèmes en anglais pour son numéro un. (On peut aussi les lire en ligne.) D'autres pourraient suivre cet hiver.
- Les revues 17 Secondes et No Poezia (Bulgarie) m'ont annoncé ma présence à leur sommaire dans un très prochain numéro : ça fait doublement plaisir ! 
- Il y a quelques jours j'ai remis ma copie pour une plaquette commandée par l'éditrice de La Lune Bleue, à paraître en mars 2017.
Enfin pas mal d'autres chantiers ont bien avancé, d'autres works in progress ont progressé : 2017 sera (peut-être) une année faste !


dimanche 21 février 2016

Trois plaquettes galiciennes

Nouveau cadeau d'Emilio Araúxo, passeur de poésie en Galice. Je viens de recevoir Desfilar e desafiar, sa version de mon poème "Défiler et défier". Il est l'animateur de la revue Amastra-N-Gallar à Saint-Jacques-de-Compostelle et traduit admirablement des poètes et des philosophes en galicien. C'est aussi un photographe passionné des felos du carnaval de sa région d'Ourense (voir : http://felosdemaceda.com) et il leur consacre toute une série de plaquettes poétiques en invitant des poètes du monde entier. Le principe : une photo, un poème dans la langue originale du poète et sa traduction en galicien par Emilio.
C'est ici la troisième fois qu'il me fait l'honneur de me proposer de poser mon regard et mes mots sur ses felos. Trois fois donc que cette edición non venal (comme il l'imprime au dos en lieu et place du code barre) me reçoit : Impedir a fenda do mundo ("Empêcher la fêlure du monde") en 2011, A pesar da chuvia ("Malgré la pluie") en 2014 et Desfilar e desafiar ("Défler et défier") en 2016.
Merci Emilio !


dimanche 13 septembre 2015

Les Vieux Fantômes de Tristan Trassire


 [roman: éd. Chemin Faisant, 2015, ISBN 9791091558297 (12 €)]

Roman composé durant plusieurs étés, Les Vieux Fantômes de Tristan Trassire, vient de sortir de chez l'imprimeur. Je peine un peu à le croire !

   "À l'échelon du rock français, Tristan Trassire a connu un vif succès avec son groupe Les Tristes Sires. Comme souvent, une véritable traversée du désert s’en est suivie, d’autant que Tristan a dû assumer la mort de sa fille – tragédie dont la responsabilité continue à l’accabler. Dans ce roman façon road movie avec bande son intégrée, Tristan raconte son temps d'errance (au pays de Galles, à Lisbonne et en Inde, puis à Londres) qui lui permet de se reconstruire un tant soit peu. Il navigue du plus noir à un certain détachement un peu désabusé et parfois amusé. Il y a heureusement eu des rencontres marquantes : celle de Kelly et son jeune frère autiste. Mais aussi avec deux musiciens ressurgis de son passé, sans que Tristan ait conscience que ces rencontres vont l'aider à avancer. Petit à petit lui revient l'envie de reprendre en main sa vie de musicien… en transformant en alliés précieux les fantômes qui le hantaient."

La quatrième de couverture valait mieux que de longues explications ! J'ajouterai juste ceci : c'est un roman dont le héros se perd/s’y perd entre le gris très foncé et le gris clair d’une vie où les échecs et les succès se tirent la bourre. Si ses aventures vous enquiquinent, il vous en restera tout de même une bande son… avec de vraies vraies surprises ! En entrant dans la quarantaine, j’avais envie d’un roman qui soit un hommage à la musique que j’aime depuis mon adolescence (le rock indé), qui m’a nourri et construit peut-être même...



jeudi 10 septembre 2015

La nuit, sans triche

La nuit, sans triche (éd. La Porte, mai 2015, 3,80 €). 
Petit volume façonné à la main par l'éditeur lui-même, Yves Perrine, et imprimé à 200 exemplaires dans son atelier de Laon. Il s'agit de dix-neuf poèmes évoquant le passage de la nuit. 
(On peut s'abonner à six livraisons par an pour 21 €, en écrivant à Y. P. 215 rue Moïse Bodhuin 02000 Laon.)



dimanche 10 mai 2015

La Hache de sable et autres poèmes


La Hache de sable et autres poèmes (éd. La Part Commune, avril 2015, 14 €, ISBN 978-2-84418-300-2). Le volume se compose de 5 suites de poèmes :
 « La Hache de sable » (22 poèmes). La hache, outil ou arme, est solide et éphémère à la fois, comme tout ce que l’homme crée. Moments vécus, rencontres, pensées, le tout passé à la moulinette d’un regard amusé qui remet les choses à leur place.
 « Images pieuses », ensemble sous-titré « Onze vues de l’extérieur de ma conscience » (11 courts poèmes de cinq vers). Le poète et la campagne autour de lui ne font qu’un : être en communion avec le lieu, aussi rude soit-il. Le poète comme sous un calque.
 « Volte-face » (22 poèmes). La gageure habituelle de la poésie lyrique : parler de soi en s’adressant à tous ; refuser l’épanchement qui peut vite tourner au ridicule mais se laisser tenter par la franchise. Quelques comptes à régler avec lyrisme et anti-lyrisme. Avec, forcément, des retournements et des contradictions.
 « Autoportraits nécessairement ratés » (11 poèmes). Qui peut se vanter de se connaître sous toutes les coutures ? On ne se connaît jamais assez. Toujours en train de ne plus être ce que l’on était quelques minutes auparavant, on ne peut se tirer le portrait. Pas sérieusement, du moins.
 « S’occuper de ses radis » (11 poèmes). Radis vient du même mot que racine. Que fait-on de ses racines ? Comment s’occuper de ses oignons comme il faut si on ne connaît pas ses racines ? Le poète enraciné n’est pas un poète figé, il vit en transportant ses racines et en les acclimatant, y compris dans la poésie de ses pairs.



mardi 6 mai 2014

Douce garce

« Douce garce a été tiré à 7 exemplaires dont 3 hors-commerce (h.c.) sur papier BFK Rives 250 gr. Texte d'Olivier COUSIN et accompagnement graphique de Michel REMAUD. Tous les exemplaires sont numérotées et signés par le poète et le peintre. Achevé d'imprimer en février 2014. Emboîtage réalisé par l'atelier de Jeanne Frère à Nantes. »

Quand j'étais plus jeune, j'ai souvent rêvé sur ce genre de colophon... Ici il s'agit du colophon de mon exemplaire (h.c. 2) du livre d'artiste réalisé par Michel Remaud, pour Izella éditions, à partir de poèmes que j'ai écrits l'année dernière sur cette mer qui fascine et qui tue, cette douce garce qui fait vivre et fait peur en même temps !

Cela commence par : « Je te salue, vieille garce / pleine des traces / ensanglantées de mes frères / Sache que c'est de crainte que je te salue... » Et l'ensemble constitue quatre poèmes de quatre quatrains pleins d'admiration effrayée.
(Quatre exemplaires à la vente seulement, au prix de 300 €. [Format 21,5 x 26 cm pour l'emboîtage.])






mercredi 12 mars 2014

Hopala ! (44)

Seamus Heaney, mort le 30 août 2013, méritait bien qu'on parlât un peu de lui dans quelques pages littéraires de Bretagne. La revue Hopala !, dans son numéro 44 (décembre 2013-mars 2014), lui rend un court hommage : une lecture fine et profonde de l'œuvre du poète irlandais par Pierre Tanguy, suivi d'un poème que j'ai écrit le jour où j'ai appris son décès. Pour un tas de raisons, trop longues à expliquer ici, j'ai intitulé « Kalos Kagathos » ces trois strophes, dans lesquelles je tente de rendre compte des impressions laissées par sa poésie, découverte en 1994.
Comme à son habitude, la revue, qui propose trois numéros dans l'année, est d'une grande richesse. [Son sommaire est commenté dans un article du site Bretagne Actuelle.]